• il en faut peu pour etre heureux

     

    Salut ( :


    Etant en terminale (L) j’ai commencé la philo cette année avec un volume horaire assez conséquent. J’ai environ 9 heures de philo par semaine et heureusement je trouve ça vraiment intéressant. L’un des premiers sujets qu’on a abordé avait pour intitulé « Faut-il rechercher le bonheur ? ». Le prof nous a donné une réponse à travers une dissertation mais je ne suis pas là pour vous réciter mon cours de philo donc vous allez devoir y réfléchir seuls. Par contre certains points m’ont quand même vachement cogiter et j’aimerais y revenir avec vous parce que je pense qu’au-delà de l’aspect philosophique, y’a une dimension un peu morale et que ça peut servir de conseils.

     

     

    i. Il faut créer son bonheur.


    Selon Alain (c’est un pseudonyme), il y a deux types de bonheur :

    - Celui qu’on reçoit passivement
    - Celui qu’on produit activement

    Ce dernier est celui qui nous rend vraiment heureux : même si ce qui rend les gens heureux les gens est différent du point de vue du contenu (ça dépend des centres d’intérêts de chacun), la forme, elle est identique : c’est en prenant part à des activités qu’on est heureux.

    Par exemple moi je sais que les périodes ou je me sens mal moralement parlant sont celles où je ne fais rien : parce que je me sens carrément inutile et ça me faisais bader. 

    Mieux que simplement pratiquer une activité, progresser dans une activité est super enrichissant et a tendance à nous rendre heureux.

    Personnellement je fais du chant depuis toute petite et c’est quelque chose qui m’épanouit vachement même si j'ai pas la plus belle vois du monde, parce que j’ai l’impression d’accomplir quelque chose et d’évoluer. J’essaye aussi en ce moment d’apprendre à jouer du ukulélé et juste quand j’arrive à mémoriser un accord je suis contente.

    Bref, il faut produire son propre bonheur.


    ii. Nous sommes soumis à l’injection « Be Happy ».


    C’est-à-dire que nous, les occidentaux contemporains avons une sorte de devoir de bonheur parce qu’avec la laïcisation du monde occidental on a une vision terrestre du paradis (avant, les religions amenaient une vision du paradis dans l’au-delà, il était donc normal de souffrir sur terre puisque ce n’était qu’une étape essentielle pour aller au paradis). Ça se voit d’ailleurs dans notre quotidien:

    L’une des premières choses qu’on demande à quelqu’un qu’on connait quand on le croise quelque part c’est « Ça va ? ».

    Et souvent on obtient la même réponse : « Oui » ; même quand ce n’est pas le cas. Tout simplement parce qu’inconsciemment on ne veut pas inquiéter les gens, les saouler avec nos problèmes et leur piner le moral : du coup on garde tout pour nous et pire on se dit que c’est de notre faute si on est malheureux.

    Non. Si ça ne va pas, ce n’est pas de votre faute ; tout n’est pas tout rose dans la vie, tout n’a pas à l’être et vous n’avez pas à prétendre que tout l’est. C’est normal d’être mal parfois, il n’y a pas de honte à avoir à propos de ça, il n’y a pas de honte à en parler : au contraire.

    Lorsque j’ai enfin mis le mot « dépression » sur le fait que j’étais presque constamment mal : j’en ai parlé. Pendant plusieurs années j’ai pleuré en silence parce que j’étais persuadée que j’étais pas normale et parce que j’avais honte. Et en discuter avec des amis et avec ma mère, même si c’était super difficile (ça l’est toujours) ça m’a fait prendre conscience que :

    • Je n’étais pas la seule dans ce cas là.
    • Que j’avais des gens qui me soutenais et à qui je pouvais me confier sans gêne.
    • Que ça m’a tellement soulagé que j’aurais dû en parler avant.

     

    iii. Rechercher la sagesse au lieu de rechercher le bonheur

     

    Selon Bruckner (un philosophe), il ne faut pas rechercher le bonheur parce que ça dépend de facteurs liés au hasard, du coup il faut plutôt être dans une attitude qui va nous permettre de l’atteindre. Il faut donc rechercher plutôt à être sage et à faire la différence entre ce qui dépend de nous et que ce qui n’en dépend pas.

    Selon les stoïciens, il faut se transformer soi même plutôt que changer le monde (on dirait trop une citation skyblog de 2012 : 'ne laisses pas le monde changer ton sourire mais laisses ton sourire changer le monde' (ptdr, cette phrase est tellement niaise et fause)). En gros il faut être indifférent à ce qui ne dépend pas de nous.

    Par exemple si tu es petit(e) et que ça te complexe, tu dois apprendre à t’en foutre royalement et à en être indifférent(e) car de toute façon tu ne peux rien y faire.
    Autre exemple un peu moins en lien mais qui m’a fait sourire : si quelqu’un est médisant et parle de toi dans ton dos, dis-toi qu’il t’as surement taillé sur un seul de tes défauts alors qu’enfaite t’en a pleins d’autres. 

    En gros faites comme Dua Lipa et chantez I don't give a fuck.


     

    Je pensais que ce serait un peu plus long mais l'important c'est que ce soit clair (donc j'espère que vous avez compris): j'ai reformulé tout mon cours pour essayer de vulgariser un peu le truc mais si vous avez des questions n'hésitez pas à ne surtout pas me demander, demandez à google (non en vrai vous pouvez me demander mais je suis loin d'être experte en philo, c'est juste que je suis intéressée par le sujet). Je suis super nulle en conclusions mais si je devais tout résumer, je citerais un des plus grands philosophes que la terre n'aie jamais porté :

    "Il en faut peu pour être heureux
    Vraiment très peu pour être heureux
    Il faut se satisfaire du nécessaire
    Un peu d'eau fraîche et de verdure
    Que nous prodigue la nature
    Quelques rayons de miel et de soleil"

    *drops the mic*

    Wea'.

    (ft. mon prof de philo)

    « favoris d'aout maj 190918 »

  • Comments

    1
    Wednesday 12nd September at 17:03

    Hey !

    J'ai adoré ton article, tout comme la façon dont tu l'as écris. J'ai vraiment eu l'impression de t'avoir en face de moi, c'était super agréable !

    Bye !

    • Voir les réponses
    2
    Tuesday 18th September at 19:09

    c'est clair simple et agréable à lire, j'ai appris des choses dont on n'avait pas parlé (ou j'étais pas là, car ma prof me saoulait énormément) 

    c'est génial que la philo t'intéresse ainsi, en plus faire ce genre d'articles doit t'aider pour t'approprier les cours

    • Voir les réponses
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