
salut :)
Mon discours est sensiblement le même à chaque fois que j'écris ici "wow ça fait longtemps que j'ai pas raconté ma vie à des inconnus sur internet, je suis super occupée, ma vie pue un peu la merde". En vrai ça commence à me faire bizarre de prendre ce blog pour un journal intime, je sais pas si c'est parce que je grandis ou parce que je me rends compte que j'ai des préoccupations un peu pathétiques. La dernière fois que j'écrivais ici, c'était en avril dernier. A l'époque j'expliquais que mon crush me parlait plus, que j'étais en CDI dans un supermarché, que j'avais fait un stage et que je voulais me faire tatouer.
Commençons donc par le commencement: j'ai quitté mon job dans le supermarché près de chez moi en juillet dernier, après 10 mois de bons et loyaux services. J'étais à bout, je supportais plus de ne pas avoir de week-ends, de me lever à 5h tous les dimanches et d'être aimable avec des gens qui n'en ont rien à foutre. C'était une belle experience, ça m'a rapporté des thunes et ça m'a surtout fait comprendre qu'il fallait absolument que je fasse un métier qui me plaise pour pas que je me foute en l'air à 30 ans.
Je suis restée 1 mois sans emploi, ça m'a permis de prendre mes premières vraies vacances depuis 1 ans et c'était cool. J'ai trouvé une entreprise qui voulait bien de moi pour une alternance à peu près à la même période donc j'avais pas de préoccupations particulières.
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Je suis toujours en alternance à l'heure où je vous parle. Je suis chargée de communication dans une structure qui s'apparente à une agence. Sur le papier c'est bien joli, en vrai je passe mes journées à faire des power point pour des clients qui n'ont aucun sens de l'esthétisme et qui sont pas foutus de prendre une décision. Heureusement que ça se passe super super bien avec ma patronne, sinon je pense que j'aurais déjà pété un plomb. Point très positif de mon alternance : je suis plutôt bien payée. |
Pour l'instant je mets de l'argent de côté et je pense commencer à chercher un appart début/mi-janvier. Je pense qu'inconsciemment je repousse le moment où je vais devoir partir. J'ai très très hâte de vivre seule mais je me rends compte que je suis peut-être pas prête à vivre loin de ma mère. Va surement falloir que je me fasse un peu violence mais de toute façon j'ai pas bien le choix, l'appartement dans lequel j'habite actuellement est déjà vendu et les nouveaux proprios emmenagent fin mars.
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La dernière fois je parlais de mes peines de coeur. D'un mec qui m'avait ghostée et que ça me saoulait parce qu'il me plaisait beaucoup. En mai, on s'est pas mal rapprochés, on a commencé à parler régulièrement, à jouer à Mario Kart et à Smash (il me pétait la gueule mais c'était bien sympa) tous les deux. Pendant l'été on parlait tous les jours, on regardait des films ensemble (par écrans interposés), on se couchait super tard pour regarder des animes tristes. Il m'a raconté toute sa vie, il m'a parlé de ses problèmes et ça m'a pas trop aidé à ne pas m'attacher. Je voulais pas trop me l'avouer mais j'avais des sentiments pour lui, je lui avais même fait une playlist (que je lui ai jamais envoyé parce que je suis pas bien courageuse lol) et j'écrivais des lettres à moi même pour essayer d'y voir plus clair. (Btw, les lettres sont maxi tristes, je crois que j'ai jamais rien écrit d'aussi déprimant.)
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Sauf que manifestement ce n'était pas trop réciproque, au début j'avais un peu d'espoir, surtout que des fois son comportement était un peu ambigu (il voulait faire les courses pour moi quand j'étais malade, il me disait qu'il allait rester un petit moment dans ma vie...); mais en parallèle il me parlait de ses dates tinder et du fait qu'une de mes potes lui plaisait bien. |
Vers la fin de l'été je m'étais faite à l'idée que j'avais clairement pas la moindre chance et qu'il fallait que je passe à autre chose. Sauf qu'on parlait encore tous les jours, on se voyait parfois dans les couloirs et on regardait des films ensemble. Je voulais pas arrêter de lui parler même si ça me faisait du mal, j'étais persuadée que ça allait passer. |
Et puis est venue ma soirée d'intégration. J'étais avec mes potes et il était avec nous, il discutait surtout avec ma pote qui lui plaisait, il lui a même offert un verre. J'étais malade à cette soirée et j'ai potentiellement été droguée au GHB: en plus de ça je voyais le gars qui me plaisait depuis des mois parler à plein de meufs et je me suis vraiment rendue compte que j'étais une grosse bouffonne. J'ai donc pleuré sur la piste de danse avec une fille de ma classe qui m'essuyait les joues en me disant que j'étais trop incroyable pour pleurer pour un mec (j'étais super mims dans ma robe, elle avait raison).
Le lendemain, j'apprends pendant ma pause de midi que mon crush avait embrassé une de ses potes à la soirée. J'avais pas fermé l'oeil de la nuit, j'étais malade, triste et fatiguée et je me suis mise à chialer toutes les larmes de mon corps en plein milieu de l'amphi (presque vide heureusement) sous les yeux de mes potes et de parfaites inconnues qui m'ont vue tremper mon masque avec mes larmes. Quand je suis rentrée chez moi j'ai pleuré tellement fort que j'ai vomis (j'avais rien avalé depuis la veille) et mon corps à pas supporté le choc donc j'ai saigné du nez. C'était franchement pathétique, tout ça pour un mec, je rappelle. Ce soir là j'ai encore écrit une lettre à moi même et je me suis décidée à prendre mon courage à deux mains et à expliquer la situation au mec qui en était responsable.
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C'était ma première confession amoureuse et c'était mon premier râteau. Ça faisait 9 mois que le mec me plaisait +++ donc ça m'a fait super mal, j'ai pleuré pendant 2 jours, ça m'a rendue malade (je l'étais déjà un peu de base), j'ai du arrêter de travailler pendant quelques jours. |
Ça me paraissait inconcevable que je puisse passer à autre chose et finalement j'ai réussi (bravo moi) On parle toujours de temps en temps et c'est cool mais ça s'arrête là. Je suis toujours attachée à lui mais je me rends compte que c'était hyper malsain comme relation donc au final c'est mieux comme ça. |
J'ai une pote qui m'a dit que j'avais pas besoin de quelqu'un dans ma vie pour pouvoir passer à autre chose et je pense qu'elle a raison. Début décembre j'ai pécho un gars à une soirée (le pote d'un de mes meilleurs amis, bourbier cette histoire), on a parlé quelques jours et finalement je me suis rendue compte que ça m'angoissait trop donc j'ai envoyé un message qui expliquait la situation (parce que je suis pas une grosse conne quand même) et j'ai arrêté de répondre. En plus c'était un gars très cool mais j'allais lui faire plus de mal qu'autre chose.
Ici on chiale plus pour des hommes, c'est dé-ci-dé; je suis bien trop cool pour pleurer pour quelqu'un qui me fait du mal. (j'essaye de m'en convaincre, fake it til you make it comme on dit).
J'ai commencé à réfléchir à mes résolutions pour 2022. Faudrait que je les note quelque part, comme ça quand je retomberai dessus je culpabiliserai parce que je sais que je vais être incapable de les tenir. Je vais être that girl pendant deux semaines, je vais faire trois séances de sport, je vais méditer deux fois et hop, finito pipo, je vais retourner à mon hygiène de vie d'ado de 15 ans. Ça fait quelques années qu'en haut de ma liste de mes résolutions y'a une connerie du genre "aie confiance en toi". Vu les événements de 2021, va falloir que je le mette sur la liste pour 2022. Je pense que le monde n'est pas prêt pour le moment où je vais devenir une vraie bad bitch. Je crois que même moi je suis pas prête, c'est pour ça que c'est sur ma liste de résolutions non tenues depuis 5 ans.
On croise les doigts pour l'année prochaine,
la bise,
wea