
salut :)
Dans 10 jours c'est l'été, mon corps pâle et fragile n'est absolument pas prêt pour ça. Je passe toutes mes journées enfermée chez moi à faire genre que je bosse pour mon stage alors que je fous rien. Je travaille un mois pour mon oncle (je m'occupe de sa communication), et vu qu'il n'y connait pas grand chose, j'ai donné des délais relativement longs pour des trucs que je peut faire en quelques heures. Enfin bref, je suis une grosse arnaque, passons.
J'ai terminé les cours fin avril. Quand le confinement est arrivé j'avais presque terminé mon semestre et à part deux, trois modules et mes partiels, j'avais rien à faire. L'ennui a donc débarqué très très vite: une fois mon année bouclée, ma seule préoccupation était mon stage (qui était censé durer entre deux et trois mois mais vu la situation les conditions ont étés modifiées) : qui me stressait terriblement et que je repoussais systématiquement à plus tard. J'ai l'habitude d'être seule chez moi mais jamais sur une période aussi longue et surtout jamais avec ma famille pendant autant de temps. Je suis une personne qui aime le calme, notion que ma chère sœur ne semblait pas vouloir comprendre. Mon aînée passait donc ses journées à entrer dans ma chambre quand elle s'ennuyait, à me forcer à lui parler et à me traiter de sauvage/égoïste/ingrate quand je lui disait (avec un calme assez relatif, certes) que je voulais rester seule. Ça a donc donné des crises d'angoisse de ma part (plus ou moins violentes) et une bonne dose d'anxiété. Ma sœur est assez sensible et, contrairement à moi, n'a aucun souci à montrer ses émotions, il suffisait donc qu'elle aille se plaindre/pleurnicher vers mes parents pour qu'ils viennent me faire la morale en me disant que je devais être gentille avec ma sœur. (Ma sœur a 21 ans, je précise.) Plus les jours passaient plus j'avais de mal à rester calme dans ces situations et les crises de panique/anxiété étaient de plus en plus régulières. Il a fallut que je fasse une crise de tétanie (conséquence d'une crise de panique) (je recommande pas l'expérience) pour que mes parents se rendent compte que la situation m'atteignait plus que ce que je voulais bien laisser paraître. Après ça j'ai tout simplement arrêté de parler à ma sœur et elle est finalement partie en stage quelques semaines après donc je ne la vois plus.
Le confinement n'a donc pas été très facile et je pensais qu'à partir du 11 mai ça aillait s'améliorer. Que neni. L'été arrivant, l'idée d'obtenir un job étudiant a germé dans ma magnifique petite tête. Dans la tête de mes parents aussi. Cependant ma tendance à procrastiner et mon aversion pour les contacts humains ont fait que j'étais loin de tout mettre en œuvre pour obtenir un boulot. Chose qui a fortement contrarié mes parents qui ont commencé à me mettre une pression monstre pour que je sorte et que je fasse des recherches plus actives. Mentalement c'était très loin d'aller, je devais me faire violence pour sortir de mon lit et entendre que je suis une feignasse/une sauvage à chaque fois que j'interagissais avec mon père était un peu compliqué. (Quel bonheur d'entendre pendant un apéro skype (j'ai horreur de ça, je vois pas l’intérêt, c'est pas comme si en temps normal tu voyais tout les jours les gens que t'appelle mais bref) ton prénom et le mot "sauvage" voire "ermite" alors que tu n'est pas du tout dans la pièce avec les personnes qui parlent).
Les seules fois où je sortais sans angoisser étaient quand j'allais voir mon cercle d'amis proches et skaggurl (jtm, t'as sauvé mon déconfinement). Sinon c'était un cauchemar simplement pour me lever de mon lit tellement l'envie était inexistante (et la fatigue grande). J'en avais déjà parlé à ma mère qui m'avait déjà parlé d'aller voir un psy (sauf ça s'était jamais fait (pour tout un tas de raisons)) parce que j'ai les symptômes d'une dépression (je prend ça avec des pincettes parce que l'auto diagnostic vaut mieux éviter): j'en avais parlé à des amis qui en font/en ont fait et ils m'ont justement dit que mes symptômes étaient similaires aux leurs et que la meilleure chose à faire était d'aller voir un spécialiste. C'est au détour d'une conversation un peu houleuse (et d'une crise de panique, encore) avec mes parents que j'ai abordé le sujet de mes symptômes. Mon père et son tact légendaire m'a dit que j'avais "pas de raison de faire une dépression" (chose qu'on m'avait déjà balancé à la figure il y'a quelques années et raison pour laquelle je me sens absolument pas valide quand j'évoque le sujet) et ma mère lui a dit que, elle-même en ayant déjà fait une, elle pouvait assurer qu'il n'y a pas de "bonne" ou "mauvaise" raison, il y'a parfois même pas de raison évidente. Ça m'a un peu rassuré et j'ai pris rendez vous avec une psy qui est vraiment très gentille. Après quasiment 6 ans. Mieux vaut tard que jamais.
Ça me fait bizarre de raconter ça, ça me donne presque envie de pleurer (bon après je chiale pour rien mais quand même) parce que c'est quelque chose que j'ai galéré à exprimer pendant des années, j'avais peur d'en parler et que j'ai donc gardé pour moi pendant une période beaucoup trop longue pour que ce soit sain. (ptdr guess who's crying now ?) Ça va pas spécialement mieux pour l'instant mais je suis déjà contente d'avoir sauté le pas.
Concernant ma recherche d'emploi, pour l'instant j'ai rien trouvé, je continue à faire du soutien scolaire à des collégiens mais ça va pas me faire tenir tout l'été. J'ai aucune envie de bosser, ça m'angoisse un peu même, mais à ce stade j'ai tellement besoin de thunes que je suis prête à faire abstraction. (Enfin je dis ça maintenant mais je vais moins faire la maligne quand il s'agira de bosser pour de vrai.)
Concernant mes études, j'ai validé mon année (haut la main) et j'aime toujours autant ce que je fais. L'année prochaine je me spécialise en créa (donc PAO (=graphisme en gros), vidéo et webdesign) c'est que des trucs avec lesquels je suis déjà à l'aise et que j'aime faire donc j'ai assez hâte. Je serais avec mes potes en plus de ça et en effectif réduit par rapport à cette année donc c'est plutôt cool.
L'année est passée super vite, j'ai du mal à croire qu'on est bientôt en été. J'ai envie d'être plus active que les années précédentes mais je dis ça à chaque fois et je ne le suis jamais au final donc bon.
C'est assez inutile comme info mais je vais me couper les cheveux en fin de semaine, ma décolo les a bien abîmés, j'ai des tâches violettes sur certaines mèches et les entretenir c'est devenu un calvaire. J'hésite à me redécolorer les racines où à revenir totalement à ma couleur naturelle, c'est un dilemme cornélien bien trop compliqué pour la meuf indécise que je suis. Si vous avez des références de produits cools et pas chers pour décolorer les cheveux (et colorer aussi pendant qu'on y est), je suis preneuse.
J'espère que votre déconfinement s'est bien passé, que la reprise des cours (pour les concernés) se passe bien et que votre cycle de sommeil est pas trop fucked up. Sur ce, je retourne jouer à Animal Crossing (new leaf parce que je suis trop pauvre pour me procurer une switch).
la bise,
wea